Merveilleuse Amazonie…

Un billet un peu long sous l’émotion de la Gigi… mais bientôt suivi d’une vidéo ;p

Après avoir traversé tout le pays, Gigi a atterri à Leticia, l’enclave urbanisée tout au Sud de la Colombie, et soit dit aussi en passant au beau milieu de nulle part. Ou si, un peu au milieu de la plus grande forêt au monde. Une petite bourgade fort sympathique dont le développement modéré et harmonieux inspire à la détente et la découverte en mode mi local, mi éco-tourisme.
L’aéroport est riquiquimignonet et accessible à pied. Au centre on trouve une petite placette avec son petit parc où les lorros (les petits perroquets verts) viennent au crépuscule en paire se retrouver pour un chant… en parfaite disharmonie. Et ça caquette, et ça balance des fientes odorantes depuis les cocotiers… Les ptits PPs eux cohabitent en profitant des jeux et des équipements de sport (comme partout en Colombie) au milieu des ados, des parents, des plus vieux… Un vendeur passe avec son chariot et on lui prend 3 palitos à la noix de coco (petite glace sur un bâtonnet) à 1000 pesos l’une soit 35 centimes…
En face, les rues descendent et conduisent la Gigi à un petit marché dont une partie semi bâchée. Elle y trouvera son hamac pour le bateau (ne ratez pas le prochain épisode de Gigi sur le fleuve Amazone!)

Et Gigi, elle a bien ressenti l’air chaud et humide du lieu. Alors elle en a profité pour se faire un petit plouf dans la piscine de l’hôtel Zuruma avec les ptits PPs.
Le temps d’un jus frais et hop, Elvis le guide débarquait pour nous parler des possibilités exploratoires du coin. Elvis, c’est un enfant du pays, et c’est aussi lui qui a fait découvrir l’Amazonie comme jamais à nos copains qui vivaient en Colombie avec leurs enfants, une super référence quoi. Du coin de l’œil, Gigi observe un serrage de mains, le signe d’un accord parfait.

 

Quelques instants plus tard Elvis débarquait avec l’attirail : bottes de caoutchouc hautes (jusqu’ aux genoux, pas de blague), ponchos de pluie, lampes frontales et bouteilles d’eau. En complément pour remplir leur mission, les PPs se vêtiront sur presque toute la surface de leur corps (et regretteront de ne pas s’être doté d’un casque complet avec visière et cache cou) et s’appliqueront de l’anti-moustique sur toutes les surfaces visibles de leur corps qui restaient (C’est à dire plus beaucoup mais quand même bien trop assez comme nous le verrons juste après).

Et 18h sonna. Le glas. Gigi et ses PPs partis pour une promenade singulière : une petite caminata nocturna (marche de nuit) dans la réserve naturelle d’Agape. Ambiance marche dans l’inconnu, jungle humide et chaude, singes bruyants mais invisibles (des douroucoulis aussi appelé singes-hiboux ou singes de nuit, la seule espèce nocturne au monde), bruits d’insectes et chants d’oiseaux nocturnes… petite déambulation qui démarre sur un sentier boueux avant qu’Elvis ne passe aux choses sérieuses en bifurquant dans la forêt dense. Les choses se compliquèrent à mesure que la végétation devenait plus serrée et les bruits plus proches et plus intenses… Les arbres, les lianes, le sol, les cris, les sifflements, tout paraissait hostiles aux PPs.

Et la magie opéra à l’issue du lent processus, une progression inédite, une attente palpitante d’où découla un moment exquis :

Elvis le passionné leur faisait découvrir la beauté des animaux moches, l’inoffensivité des petites bêtes effrayantes, le charme d’une faune et d’une flore mal connue et mal appréciée… Sombre clarté. Clair-obscur. Lumière sur la vie nocturne ou comment la Gigi s’est faite amie avec la tarentule, qui bien qu’elle engloutisse son partenaire une fois fécondée présente un tempérament tout calme et un velours tout doux. Les couleuvres locales n’avaient pas de secret pour Elvis non plus et se laissaient bercer entre les mains des PPs. Leur sang tout froid et leur odeur pestilentielle ne dérangeait plus mais interrogeait les PPs sur leur capacité à trop vite se laisser aller aux préjugés. Les seuls avec qui les PPs n’étaient pas prêts à trop se lier c’était les moustiques. Quelle plaie, quelles teignes, ils se faufilaient partout jusque sous les chaussettes dans les hautes bottes et sous les cheveux…

« Et les moustiques nous piquent nous piquent nous piquent… – et la tête et la tête aille – Ça devient dramatique, matique, matique, on n’y peut rien, mais ça prouve bien, que les moustiques, adorent la musique ! (Petit intermède musical ou ode à la professeure de musique du collège de la grande PPs).

Et puis Elvis évoqua les légendes indigènes… Il amena les PPs sur un chemin et tous se retrouvèrent dans le noir complet. Leurs yeux s’habituèrent à l’obscurité alors qu’ ils distinguaient comme un chemin ponctué de points de lumière juchant sol et bas tapis de la forêt. La lumière de la lune, comme un signe des ancêtres, de leur présence et de leur appui. Leur communication avec le monde de la forêt et les peuples indigènes. Silence. Les PPs se laisseraient ils tenter par la proposition d’Elvis et se voir déposer ces points de lumière au creux de leur main ? La curiosité l’emporta sur l’appréhension et ils se rendirent bientôt compte qu’il ne s’agissait pas d’un animal. Cette chose ne présentait pas non plus de température remarquable ni même de matière particulière au toucher à l’aveugle. Plutôt léger et petit. Mais quoi donc ? Alors Elvis ralluma la frontale et les PPs découvrirent le phénomène…une simple feuille… Gloussements. Nouveau silence propice à la réflexion.
Nouveau départ vers les liens que forment notre cortex droit et gauche. Gigi perplexe.
Elvis conclura par cette phrase cinglante : Et sinon l’explication scientifique veut que ce phénomène lumineux soit produit par de petits champignons de la Selva

 

Les jours qui suivirent Gigi & the PPs s’éclipsèrent plus en amont du grand fleuve Amazone, à quelques 2h en bateau dans un petit village de la communauté de Mocagua (accessible également à pied par la forêt amazonienne, à ses risques et périls).

La communauté s’organise autour du tourisme dans une ambiance simple et conviviale : une famille est en charge de la location de chambres pour les hôtes, une autre les accueillera pour les repas du midi, une autre encore gère la petite épicerie, une quatrième au bout du village propose du wifi. Et chacun contribue à sa façon, proposant de l’artisanat, l’observation des oiseaux ou de la faune sylvestre ou encore la visite de la casa Micos, la fondation Maikuchinga, un refuge de quelques singes rescapés à qui l’on apporte soutien et moyens pour digérer un traumatisme, reprendre confiance et retrouver de leur autonomie avant la réintroduction dans leur milieu naturel. Un bel endroit à l’orée de la forêt, une belle initiative qui a contribué au changement des mentalités depuis 3 décennies. Chasse et braconnage laissent maintenant place à une belle prise de conscience et dès qu’un primate vulnérable est découvert, il est amené à la casa Micos.

De prima bord, Gigi s’est un peu méfiée de Camélo, le singe capucin venu nous accueillir en nous montrant ses canines. Il s’est ensuite mis a fouiller dans les bottes des ptits PPs, ou alors il a voulu les chatouiller, l’effet fut le même, éclat de rire général… Et puis Gigi a baissé ses cornes et Camelo sa garde. Ils se sont entretenu dans un langage bien à eux. Il lui a narré l’histoire de son copain arrivé il y a peu après avoir été sauvé du bec d’un aigle par un pêcheur, et présenté une petite famille de Monos Bebeleche venue de la forêt pour déguster quelques fruits, des voisins de 30 cm au pelage noir fauve et à la silhouette de chat de profil et la face de chauve-souris.

Mais Gigi a aussi fait connaissance avec les dauphins, les roses et les gris, peu farouches, plutôt joueurs et pécheurs. A Puerto Nariño un peu plus loin, elle a découvert des reproductions en bois local à taille réelle de la faune des environs à la fondation Natatumo. Le Pirarucu, le plus gros poisson du fleuve, ou encore le Manati, la vache d’eau – non pas qu’elle ressemble à Gigi, mais sa viande serait similaire. Sans commentaire. Puis dans le noir, une reproduction d’une plage à la nuit sans lune, du sable froid au sol, des bruits d’oiseaux, d’eau et des cris dans la nuit. Les légendes indigènes continuent de fréquenter les esprits, construites autour du Dieu Dauphin qui enfante les femmes quand elles s’approchent du grand fleuve les jours de règles ou encore les jeunes enfants disparus trop tôt, emmenés au pays des sirènes au fond du fleuve. Et oui les ptits PPs les enfants peuvent respirer auprès d’elles. Elles les élèveront pour les épouser ensuite. Ptit gars PPs fait la moue. Ptite nana PPs goutte une glace au Copoaçu (un fruit du cru a l’apparence de patate mais a la chair fraîche et au goût semblable au cacao. Très riche en vitamines, minéraux, enzymes, acides aminés et fibres…).
Gigi monte au mirador saluer Lola, une grande Ara bleue d’un arbre du coin, et contempler la vue imprenable sur les environs. Et le temps n’avait plus d’emprise sur elle, ni sur les PPs.

Au menu de Mocagua Gigi profite de la vie coupée du reste du monde. Foot ou chat perché avec les enfants du village, pataugeage dans la boue du lac aux lotus (et ce petit caïman qui restera caché heureusement) … ou encore escondido (cache-cache) au pied de l’arbre aux Mochileros (Petite parenthèse : Vous vous souvenez de ces oiseaux fantômes qui avaient construit leurs nids en forme de sac sur le palmier d’ El Amargal, face au Pacifique, et bien ça y est nous les retrouvions, et comprenions qu’ ils étaient partis migrer vers l’ Est… Et quels drôles d’oiseaux… de grands, très grands corbeaux dont la queue en vol découvre un beau jaune paille. Les mâles en venant nourrir leurs petits émettent un son très fort et caractéristique, un peu comme une énorme goutte d’eau qui tombe du robinet mal fermé sur l’inox de l’évier, un son associé à leur tête qui se voûte rapidement vers le bas pour nourrir les petits restés dans le nid – une association son et image très particulière, très distinctive, très attachante, très drôle… Fin de parenthèse)

Gigi elle jouait dans le squelette d’une tortue Mata Mata (du nom de la rivière voisine), ou mieux dans le crâne d’un caïman. Quant aux grand PPs ils se sont adonnés au tissage de panier ou à l’observation des oiseaux du coin, au très petit matin. Promenade en canoé sur la rivière Mata Mata (du nom de la tortue qui la peuplait donc), feuilletage de l’encyclopédie des oiseaux d’Amazonie (quelques 1700 espèces), scrutage des feuillages – mais aussi des rondins de bois flottants, mirettes grandes ouvertes dans les jumelles, oreilles tout ouïes, et ils en ont pris plein la vue et les oreilles, avant l’heure du réveil, comme dans un rêve…

Une belle immersion. Une fantastique inspiration. On s’en doutait mais on ne réalisait pas l’envoûtement, la flore et la faune si présentes … Et c’est sans parler de ces habitants du coin qui ne constituent pas que des légendes et qui parfois croisent la route de nos hôtes, de nos cousins ou même proches copains passés par là : anacondas, paresseux, boa constrictors, caïmans, et même quelques jaguars très rares…

Bref, la liste est longue et le temps nous manque… mais nous reviendrons, promis, grandiose Amazonie ! Gardons cette ferveur et une conscience de par le monde en chaque instant pour que perdure ta magie !

 

Colombie Caraïbes ou comment Gigi s’est retrouvée nez à nez avec Doris // Caribbean Colombia or how Gigi got nose to nose with Doris the blue surgeon fish

Colombie Caraïbes ou comment Gigi s’est retrouvée nez á nez avec Doris

Lundi 21 aout Gigi a repris la route, et puis les airs, et puis uber, pour débarquer à Cartagène la belle (mais chère et touristique donc moins authentique à son goût).
Certes elle a pris le temps de visiter la vieille ville, de grimper sur ses remparts face à la mer des Caraïbes, de se perdre dans les méandres de la vieille ville, ses hôtels particuliers (où Gigi et mini PPs allaient visiter les toilettes pour se défaire d’un humble fardeau), les rues aux édifices colorés, sentir le souffle d’ une culture métissée et la limite des quartiers où ne pas roder…

Et puis Gigi s’en est allée, poursuivant sa route jusqu’ à une petite bourgade à l’ombre de la bouillonnante Santa Marta de la belle Shakira: Taganga !

Et Gigi y a fait escale une petite semaine pour profiter de la vie balnéaire à la colombienne, entre jugos frescos, empañadas et activités aquatiques. Aussi pour se faire deux potos perroquets, observer de gros cactus de près sur le flan des collinettes qui mènent aux plages secrètes, jouer des parties de foot avec les copains du square le soir, grimper aux jeux avec les minis PPs, faire quelques exercices avec la grande PPs, découvrir les messages subliminaux des fresques et graphitis, s’ adapter au rythme lent de la vie locale aussi, s’émerveiller devant les différentes couleurs des bougainvilliers, les couchers de soleil sur la mer des Caraïbes, profiter de bons jus et fruits frais encore et toujours, déguster les spécialités de la pèche : langoustines et tout et tout, admirer les pélicans en file devant le poissonnier, rencontrer les iguanes descendus picorer et… se retrouver nez à nez avec une copine du milieu marin : Doris, le poisson chirurgien bleu…

Et oui Gigi a franchi le pas et s’est équipée comme les mini PPs pour la première fois ; appréhender le monde sous-marin, en voilà une belle aventure. Car oui ç’en était une. D’abord dissocier la respiration par le nez de la bouche, appréhender la vue associée au bouchage du nez dans un masque inconfortable, prendre conscience de sa respiration et laisser sa bouche reprendre souffle au travers d’un tuba, accepter les palmes comme des extensions de choix. Faire confiance à ses sens en éveil et regarder devant soi… Le beau panorama s’ouvrait à leurs yeux pour leur plus grand plaisir. Et ils prenaient conscience du monde d’en dessous. Du caractère inoffensif de leurs colocataires, de leurs couleurs vives, de leurs formes familières et nouvelles à la fois, de la consistance des sols, de la vivacité de certains mouvements, de la force du courant, de la diversité des poissons qui leurs faisaient face et de l’océan rassurant avec qui ils faisaient maintenant corps… Et oui Gigi a fait connaissance avec Doris. Et elles ont papoté là, refaisant le monde, l’une dans sa robe d’un bleu violacé, et l’autre dans sa robe de krama à carreaux de couleurs passées. Au milieu d’une belle faune. Elles ne songeaient plus à se quitter dans ce moment de rare intensité… Ce grand bleu. Quiétude. Pura emoción ?!

Aye Aye Aye et pourtant il a fallu rentrer car les bouteilles des grands PPs partis un peu plus bas étaient vides. Et aussi parce que ça creuse et que ça peut aussi donner le mal de mer la reprise (n’est-ce pas grand PPs ?) mais surtout parce que toutes les belles choses ont une fin 😦 (Gigi en fait elle aime pas trop cette expression idiomatique)

On a bien essayé ensuite d’aller rechercher un peu de plénitude à la playa … dans le parc Tayrona, mais on n’y a trouvé que pluie et ciel orageux (une autre forme de plénitude ?)

Alors le 5éme jour on a embarqué Gigi en expédition : D’abord le petit bus direction Santa Marta, petite pause au marché le temps d’une attente, puis montée en 4×4 sur Minca, puis re 4×4 pour nous hisser jusque sur les pentes de la colline, vers la finca de chocolat…
Et Gigi a découvert les secrets du cacao, de sa culture organique à la récolte du fruit pour en extraire la graine, la laisser sécher et fermenter, puis la torréfier, la moudre et la préparer avec ou sans son beurre de cacao, à souhait… Et en plus de la dégustation à chaque étape, la Gigi a eu droit à son masque nourrissant qui lui a rendu une peau toute lisse comme un veau (?)…
A la descente, à pied cette fois, Gigi a observé plein de papillons, d’ insectes et de belles plantes comme les bromélias… Et puis de nouveau sur Santa Marta, pendant que grand PPs est parti chercher le ravitaillement, Gigi est tombée sur un groupe de danse… super doués, et leur prof trop sexy calor et le rythme dans la peau… Elle a profité d’un peu de répit pour rejoindre le groupe avec la grande PPs et s’essayer à la chorégraphie … et là il a fallu accepter qu’elle ne fût pas encore tout à fait au point pour le prochain clip de la Shaki 😦

Qu’à cela ne tienne Gigi, on va s’entraîner dur, mais pour l’heure on part découvrir les copains d’Amazonie !


 

Caribbean Colombia or how Gigi got nose to nose with Doris

Monday 21 August Gigi took the road again, and then the air, and then uber to finally disembark in Cartagena the beautiful (but also Cartagena the expensive and touristic and as a result a bit less authentic to her taste).

Admittedly she took the time to visit the old town, to climb its ramparts facing the Caribbean Sea, to get lost in the meanderings of the old town, its private mansions (where Gigi and mini PPs went to visit the toilets to release an humble burden), hang out in streets with colorful buildings, feel the breath of a mixed culture and the limit of the neighborhoods where not to lap …

And then Gigi left, continuing her way to a small village in the shadow of the bubbling Santa Marta of the beautiful singer Shakira: Taganga small town!

And Gigi made a stopover a week to enjoy the seaside life as the Colombians, between fresh juices, empañadas and aquatic activities. Also to make two parrots friends, observe large cactus closely on the flan of the small mountain that lead to the secret beaches, to play soccer games with the friends of the square in the evening, to climb to the games with the mini girl PPs, to do some exercises with the mama PPs, discover the subliminal messages of the frescoes and graphs, adapt to the slow rhythm of the local life as well, marvel at the different colors of the bougainvillea, the sunsets on the Caribbean Sea, enjoy good juices and fresh fruits and still, taste the specialties of fishing: langoustines and so on, admire the pelicans in file in front of the fishmonger, meet the iguanas descended pecking and … meet face to face with an old girlfriend of the marine environment: Doris, the blue surgeon fish…

And yes Gigi took the plunge and equipped like the mini PPs for the first time; to understand the underwater world, this was a great adventure. Because yes it was.  Dissociate breathing through the nose from breathing through the mouth, apprehend the sight associated with the clogging of the nose in an uncomfortable mask, become aware of its breathing and to let our mouth resume breath through a snorkel, and finally accept the fins like extensions of choice. Trusting her senses in awakening and looking ahead … The beautiful panorama opened to her eyes for her greatest pleasure. And she became aware of the world from below. The innocent character of her roommates, their bright colors, their familiar and new forms at once, the consistency of the soil, the vivacity of certain movements, the power of the current, the diversity of the fishes that faced them and the reassuring ocean with whom they were now body … And yes Gigi got to (re)know Doris. And they chatted there, redoing the world, one in her purplish-blue dress, and the other in her dress of krama with checkered colors. In the middle of a beautiful fauna. They no longer dreamed of leaving each other in this moment of rare intensity. This great blue. Quietude. Pura emoción ?! Aye Aye Aye and yet it was necessary to return because the bottles of oxygene of mama & daddy PPs who had gone a little deeper were empty. And also because it digs and it can also give seasickness recovery (isn’t it daddy PPs?) But mostly because all the beautiful things have an end 😦 (Though Gigi actually does not like that too much this idiomatic expression)

We then tried to go and look for a little plenitude on the beach… in Tayrona park.  However we found rain and stormy sky (another form of fullness?)
Then on the 5th day we embarked Gigi on an expedition: First taking the small bus direction Santa Marta, a short break at the market for a wait, then climbing in 4×4 to Minca, then re 4×4 to hoist up the slopes of the hill, towards the organic chocolate finca… And Gigi discovered the secrets of cocoa, from its organic culture to harvesting the fruit to extract the seed, let it dry and ferment, then roast it, grind it and prepare it with or without its cocoa butter… And in addition to the tasting at each stage, Gigi was entitled to her nourishing mask which made her skin as smooth as a calf (?)… At the descent, on foot that time, Gigi had observed many butterflies, insects and beautiful plants like bromelias… And then again on Santa Marta, while daddy PPs went to look for refueling, Gigi came across a dance group… super gifted, and their teacher so sexy calor with the rhythm in the skin… She took advantage of a bit of respite to join the group with mama PPs and tried her out in the choreography … and there it was necessary to accept that it was not quite to the point for the next clip of the Shaki :(. No worries Gigi, take it easy and yes we will train hard on it, but for the moment let’s go to discover your friends of the Amazon!

 

Tierra Dulce ou la vie douce à la finca avec Daniel et Cristina / Tierra Dulce or the sweet life in a farm / Tierra Dulce o la vida dulce en la finca con Daniel y Cristina (y los demas)

Tierra Dulce ou la vie douce à la finca avec Daniel et Cristina

De retour à Medellin, la Gigi a pris un petit bus pour parcourir la zona cafètera, la région d’ Antioquia, et s’établir près de Concepción, dans un petit paradis appelé Tierra Dulce.

L’objectif de la Gigi c’était d’accomplir une nouvelle semaine de volontariat dans une finca (ferme colombienne). Mais en vrai elle a découvert la vie au vert. La vie sans fard, la vie simple et douce auprès de Daniel et son amoureuse Cristina. Son rêve de gosse – celui qu’il est toujours – celui d’une terre ou il fait bon vivre ensemble, apprendre, développer et partager de simples et merveilleux moments tout en respectant la nature et en limitant son impact sur celle-ci.

Armé d’une tolérance résistant à toute épreuve et d’un goût très prononcé pour l’échange, notre bon fermier nous a fait découvrir les rudiments de la permaculture et les petits trésors de la vie autour. Et on y était bien, hein Gigi. Des journées de vie entre 7h et 21h, un rythme à la cool où s’accommodaient quelques 5h de travail réparti entre matin, midi, après-midi et / ou soir (bref comme on voulait ou comme il était logique d’équilibrer les activités), des journées rythmées par la météo (changeante mais clémente), les animaux et les opportunités.

Les petits PPs assuraient la collecte des œufs dans le poulailler le matin après avoir nourri les poules de grain, le papotage avec les mamans poules et les poussins, le bonjour au coq isolé pour ne pas risquer de féconder, le ramassage des goyaves tombées au sol (et picorées par les oiseaux) pour les offrir aux chevaux, le soin aux équidés, la compagnie à la truie (jusqu’ à ce qu’elle ne soit plus ;(… Les petits PPs en profitaient aussi pour tester le dressage des chiens Mellie et Rocco, faire les coquins, courir derrière le canard, câliner le chat fou Chion, imiter les gros crapauds zapos du soir, ou encore observer le vol des papillons ou celui des oiseaux… Et puis parfois aussi ils aidaient les grands PPs dans leurs tâches quotidiennes : collecte des bouses de veaux (les déjà sèches) pour fertiliser les plants de maïs, pose de tuteurs aux tomates, désherbage des plants de fraises, plantation des semis, cassage de pierres pour une dalle de ciment en terrasse ou encore le débourrage des chevaux, l’entretien de la maison ou la préparation des repas…

Et question repas, le clan des PPs était en joie. Daniel nous laissait carte blanche, les ingrédients provenant de la finca ou de pas loin, au bon goût d’une agriculture locale, raisonnée et biologique, et la cuisine super équipée stimulait notre imagination débordante. La Gigi aux fourneaux elle nous aura préparé de bons ptits plats végétariens pour la plupart : Les traditionnelles arepas et patacones de la bandeja païsa*, salades en veux-tu en voilà assaisonnées au bon citron verts du jardin, soupes avec ou sans frijoles, jus frais et fruits, le cake aux courgettes du grand PPs, les crêpes de Benoit et petit PPs, du bon pain fait maison, et même pour le repas de despedida un bon poulet fermier et sa purée… C’ est que ça creuse de vivre au grand air, les mains dans la terre et la tête dans le présent …

Et puis Gigi s’aérait bien l’esprit aussi entre quelques leçons d’espagnol, la contemplation de la nature environnante, le traitement des déchets entre réutilisation, compost et recyclage, le geste naturel simple et efficace dans nos tâches, les balades sur les chemins voisins, les baignades à la rivière, la randonnée vers les cimes, la découverte de l’argile, de la faune invisible et de la végétation luxuriante, les belles montagnolles environnantes ou les virées à la petite ville d’Antioquia…

Et Cristina est revenue avec sa tante, on formait une grande famille tous ensemble. Et le lendemain la petite PPs a découvert la trahison : des plumes dans un seau… Celles d’une poule qu’il manquerait toujours au poulailler… la pauvre bête n’était pas dodue comme on pensait mais regorgeait d’œufs à tous les stades de maturité que son organisme ne pouvait plus pondre. Alors on a tenté d’expliquer cet acte comme le geste bienveillant d’un vétérinaire. Gigi y a cru. Et puis deux jours plus tard c’était la truie qui manquait à l’appel avant le jour de marché… Alors là Gigi elle a pris une grande inspiration. Se pouvait-il qu’on s’en prenne aux vaches marionnettes aussi ? Les bovines voisines semblaient bien traitées par les vaqueras y vaqueros, ces cow-boys colombiens vêtus de sur-pantalons de peau, portant la chemise à carreaux et le chapeau. Ils montent l’âne quand il n’est pas de bats.

Alors Gigi a chassé pensées et s’est remise à profiter de la douceur du lieu et du sain climat instauré par Daniel, propice au repos de l’âme. Un environnement très inspirant et notre créativité encouragée. Quelle belle occasion pour se pencher sur le cycle de la vie, nous rappeler la beauté de la Nature et questionner la nature de la Beauté.

Y tambien el maluco es bueno…

Muchas gracias amigo y que les vayan muy bien, merecen que su sueño se desarrolla grande como su alma !**

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* La bandeja païsa est un plat colombien de la région d’Antioquia composé d’œufs brouillés, d’une galette de farine de maïs toastée appelée arepa, d’un mélange de légumes cuits à base d’oignons, de tomates et de poivrons appelé hogao, de bananes plantins doublement frites appelées patacón pisao, de fromage local, d’ oeufs et de viande – que nous aurons omis.

** Et le un peu fou aussi a du bon …
Merci beaucoup, l’ ami, porte toi à merveilles, vous méritez que votre doux rêve se réalise et vous emporte aussi haut que ta grande âme!


 

Sweet life in Tierra Dulce con Critina y Daniel

Back in Medellin, Gigi took a small bus direction the Coffee areas and Antioquia to finally settle down near Concepción, in another small paradise called “Tierra Dulce”.

Gigi’s mission was to accomplish a new week of volunteering in a “finca” (Colombian farm). But truth is that she discovered farming life is charming. Simple and sweet life with Daniel and her lover Cristina. His dream as a kid – the one he still is – of a land good to live in peace together, learn, teach, develop and share simple and wonderful moments while respecting nature and limiting our impact on her.

Armed with a very high degree of tolerance with a strong taste for gathering and exchanging, our kind farmer made us discover the basics of permaculture and the small treasures of the surrounding life. And we were very well, Gigi. Days starting at 7 am and ending around 9 pm, a cool rhythm where a 5 hours of work was arranged between morning, noon, afternoon and / or evening (in short it was more as we wanted or as it made sense to balance the activities), days with rhythmic weather (changing but mild), animals and opportunities.

The small PPs collected the eggs in the chicken coop in the morning after feeding the chickens with grain, chatting with the hen and the chicks, saying hello to the cock insulated so as not to risk fertilizing, the collection of the guavas fallen to the ground (and pecked by birds) to offer them to horses, equine care, company to sow (until it is no longer …). The small PPs also took advantage to test the training of dogs Mellie and Rocco, to make the rogues, to run behind the duck, to cuddle the crazy cat Chion, to imitate the big toads of the evening, or to observe the flight of the butterflies or that of the birds … And sometimes also they helped mama & daddy PPs in their daily tasks: collecting calf dung (already dry) to fertilize corn plants, laying tomato turtles, weeding strawberry plants, planting seedlings, breaking stones for a cement slab or the unclogging of the horses, the maintenance of the house or the preparation of the meals … And speaking about food, the clan of the PPs was in joy. Daniel gave us “carte blanche”, the ingredients coming from the finca or not far away, to the good taste of a local, reasoned and organic agriculture, and the super equipped kitchen stimulated our imagination overflowing. Gigi in the kitchen she will have prepared us many good vegetarian dishes for the most part: The traditional “arepas” and “patacones” of the “bandeja paisa”*, salads of your choice seasoned with the good green lemons of the garden, soups with or without “frijoles”, fresh juices and fruits, courgette cake of daddy PPs, the pancakes of Benoit and little boy PPs, the good homemade bread, and even for the last meal of “despedida” a good farm chicken and its puree … How hollow it is to live & work in the air, our hands in the ground and our head in the present …

And then Gigi also breathed the spirit between a few Spanish lessons, the contemplation of the surrounding nature, the treatment of waste between reuse, compost and recycling, the natural simple gesture and efficiency in our tasks, the walks hiking to the peaks, discovering the clay, invisible fauna and lush vegetation, the beautiful surrounding mountains or trips to the small neighboring town of Antioquia … Cristina came back with her aunt, we formed a big family all together. And the next day the little girl PPs discovered the betrayal: feathers in a bucket … The ones of a hen that would always miss the chicken coop … the poor beast was not plump as one thought but was full of eggs at all stages of maturity that its organism could no longer lay. So we tried to explain this act as the benevolent gesture of a veterinarian. Gigi believed it. And then two days later it was the sow that was missing the call before the market day … So there Gigi she took a great inspiration. Could it be that we cater to the puppet cows too? The neighboring cattle seemed well treated by the “vaqueras y vaqueros”, these Colombian cowboys dressed in over-pants of skin, wearing the plaid shirt and the hat. They ride the ass when there is no bats.

Then Gigi chased thoughts and began to enjoy the sweetness of the place and the healthy climate established by Daniel, conducive to the repose of the soul. A very inspiring environment and our creativity encouraged. What a great opportunity to look at the cycle of life, to remind ourselves of the beauty of Nature and to question the nature of Beauty. And also the crazy is good … Thank you very much, my friend, and they are doing very well, they deserve that their dream develops as great as their soul!

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* The Bandeja païsa is a Colombian dish from the Antioquia region made up of scrambled eggs, a toasted corn crepe called “arepa”, a mixture of cooked vegetables made with onions, tomatoes and peppers called hogao, of double-fried plantain bananas called patacón pisao and meat – that we will have omitted.

 


 

Tierra Dulce o la vida dulce en la finca con Daniel y Cristina (y los demas)

De vuelta en Medellín, Gigi tomó un pequeño autobús para recorrer la Zona Cafetera, en Antioquia región y establecerse cerca de Concepción, en un pequeño paraíso llamado Tierra Dulce. El objetivo de Gigi era realizar una nueva semana voluntario en una finca. Pero, en verdad, descubrió la vida en el verde. Vida autentica, vida sencilla y dulce con Daniel y su amante Cristina. Su sueño de la infancia – una que sigue siendo – la tierra o para vivir juntos, aprender, desarrollar y compartir momentos simples y maravillosos, respetando la naturaleza y limitando su impacto sobre el medio ambiente.

Armado con una tolerancia resistente a toda prueba y un sabor pronunciado para el intercambio, nuestro buen granjero Daniel nos mostró los fundamentos de la permacultura y pequeños tesoros de la vida alrededor. Y estuvimos bien, Gigi. Días entre 7h y 21 h, un ritmo a la fresca acomodada donde algunas 5 horas de trabajo repartidas entre mañana, tarde, tarde y / o noche (tan corto como queríamos o era lógico equilibrarlas entre las actividades), días con clima rítmico (cambiante pero leve), animales y oportunidades.

Pequeños PPs aseguraron la colección de huevos en el gallinero en la mañana después de alimentar a las gallinas de grano pequeño, hablaron con gallinas y pollos, dijeron hola al gallo aislado para evitar el riesgo de fertilización, guayabas recogiendo caído al suelo (y picoteado por las aves) para proporcionar los caballos, el cuidado de los caballos, la compañía en la cerda (hasta que ya no existe; (… pequeños PPs también tuvieron la oportunidad de probar el entrenamiento del perro Mellie y Rocco, a los bribones, corriendo detrás del pato, abrazando el gato loco Chion, imitando a los sapos grandes por la noche, o mirando el vuelo de las mariposas y los pájaros … y, a veces ayudaron mama y papa PPs en sus tareas diarias: recoger estiércol de terneros (ya seco) para fertilizar las plantas de maíz, por el que se guardianes a los tomates, la escarda plantas de fresa, la plantación de plántulas, rompiendo piedras para un tierra losa de cemento o el despojo de los caballos, el mantenimiento de la casa o preparar la comida …

Y a propósito de comida, el clan de los PPs era alegría. Daniel les dejó carta blanca, ingredientes de la finca, o cerca de, el buen gusto de la agricultura local, cocina integrada y orgánica, y totalmente equipada estimula su imaginación. Gigi en la cocina nos preparó bien platos, para la mayoría vegetarianos: arepas tradicionales y patacones la bandeja paisa, ensaladas, sopas con o sin frijoles, jugos naturales, pastel de calabacín del papa PPs, panqueques de Benoit y pequeño PPs, buen pan hecho en casa, e incluso para la cena de la despedida un pollo con su puré … es este hueco de vivir al aire fresco, las manos en el suelo y la cabeza en el presente … Gigi ventilo su espíritu también entre algunas clases de español, la contemplación de la naturaleza circundante, tratamiento de residuos entre la reutilización, el reciclado y el compostaje, sencillo y lo natural eficaz en nuestras tareas, camina sobre caminos vecina, nadar en el río, excursiones a los picos, el descubrimiento de la arcilla, la fauna invisible y exuberante vegetación, las hermosas montanitas circundantes o transferidos a la pequeña ciudad de Antioquia …

Y Cristina volvió con su tía, formamos una gran familia todos juntos. Y al día siguiente la pequeña PPs descubrió la traición de plumas en un cubo … Aquellos de una gallina que siempre faltara el gallinero … la pobrecita no era gordita como pensaban, pero estaba llena de huevos en todas las etapas de madurez que su organismo ya no podía yacer. Entonces intentamos explicar este acto como el gesto benevolente de un veterinario. Gigi lo creyó. Y luego dos días más tarde que era la cerda que faltaba antes del día de mercado … Así que hay Gigi tomó una respiración profunda. ¿Podría ser que atendamos a las vacas títeres también? El ganado vecinas parecían estar bien tratados por los vaqueros allí, estos vaqueros colombianos vestidos con piel en los pantalones, el uso de la camisa a cuadros y un sombrero.

Luego condujo Gigi pensamientos y se ha recuperado para disfrutar de la dulzura del lugar y el clima saludable creado por Daniel, alma pacífica. Un entorno muy inspirador y nuestra creatividad alentada. ¡Qué gran oportunidad para ver el ciclo de la vida, para recordarnos la belleza de la Naturaleza y cuestionar la naturaleza de la Belleza!

Y tambien el maluco es bueno…

Muchas gracias amigo y que les vayan muy bien, merecen que su sueño se desarrolla grande como su alma !

 

Solos en el Pacifico / Seuls face au Pacifique (mais pas que) / Alone on the Pacific coast (but not only)

La Gigi llego en un lugar maravilloso en la costa del Pacifico: la reserva biológica de Jazz.

!!! English version below !!!

La Gigi a atterri dans un coin coupé du monde sur la côte Pacifique: la réserve biologique El Amargal, chez nôtre bel hôte: Jazz.
Ou comment après la traversée du Choco en petit coucou, après avoir fait son petit plein de vivres à Nuqui puis repris una lancha en mode 4×4 océan cagnard puis tempête, elle débarque dans un petit coin de paradis… Quelques baraques de bois sur pilotis au milieu de la forêt tropicale… et face à elle ses amis les baleines.
Certes ce paradis est d’un autre temps : aucun signal téléphonique ni wifi, l’électricité fournie par des panneaux solaires pour éclairer les soirées entre 18 et 20h, pas de bateau ni même de planche, pas de commerce à moins de 2h de marche via la forêt (un peu hostile quand même), des voisins qui ne se laissent pas voir (mais se laissent entendre parfois bien fort la nuit avec les grosses pluies). Pas de vis à vis donc, mais une vue plongeante sur l’océan… et quelques-uns de ses habitants.

Et voilà, cette semaine-là, la Gigi elle s’est mise au volontariat. Sa mission : refaire le toit avec les feuilles d’un palmier qu’on appelle Iraka.
Pour y parvenir elle a bossé tous les jours quelques heures en mode communautaire avec Jazz en meneur de troupe, Carina en curieuse et débrouillarde assistante, Ludwig en découvreur, poète à ses heures, and the PPs, plein d’élan et d’envie d’apprendre.
Au menu quotidien : 1) la recherche de palmiers à la marée basse (ou dans la forêt environnante tropicale à la marée haute qui rigole pas), 2) la grimpette, la sélection, la coupe à la machette de quelques 100 feuilles et leur portage jusqu’au camp de base, 3) la préparation des feuilles (toujours quelques 100 par jour), et enfin 4) le remplacement des anciennes feuilles par les fraîches… et le nettoyage.

Et Jazz est du genre guerrier bouddhiste qui aime la sieste et les débats, un vrai solitaire aussi, qui maîtrise tous les secrets de la nature environnante. Et comme il est très généreux et qu’il découvre pour la première fois des enfants sous son toit, il nous a emmené explorer les environs pour notre plus grand bonheur. Armés de nos bottes, de notre anti-moustique et de nos maillots de bain (sous une tenue longue de rigueur en jungle), on a laissé la Gigi au camp pour profiter des cascades (bah oui elle a peur des grenouilles vénéneuses qui traînent sur le chemin Gigi). Et c’était une belle cascade d’eau douce, avec plein de pierres et de feuilles. Et pendant que la mini et la grande PPs se confectionnaient des couronnes de feuilles, le mini et le grand PPs alignaient kairns et pierres comme des kaplas…
Une autre fois à la marée basse on s’est lancés dans une roda de capoeira (Jazz a enseigné aux ados du village d’ Arusi dans le cadre d’ un projet socio-éducatif). Bon la grande PPs elle a pris cher pour sa reprise mais les mea lua de frente avaient une super saveur sur le sable face à l’océan qui grondait.
Les petits PPs eux ont essayé de mettre le Jazz aux jeux de cartes, mais il a su esquiver le bougre, habitué à une belle solitude.
Au petit matin après les nuits de gros orages qui tonnent, Gigi sortait de sa moustiquaire et descendait les marches de sa petite maison de bois et contemplait Jazz tourné vers le large, silencieux. Énigmatique.
Parfois le midi il partageait ses recettes (hum le poisson cuit dans un riz et lait de coco citron), il parlait de ses voisins de la forêt, de ses opinions sur l’écologie, l’ éducation ou d’un passé douloureux dans le Chocó. La Gigi était toute ouïe, et parfois animée de belles émotions aussi.

L’avant dernier jour, on a enfin réussi à communiquer avec le reste de la civilisation alors qu’on ne trouvait pas de signal téléphonique au lieu-dit, à 30 minutes de marche en forêt, et qu’il nous fallait arranger une barque pour venir nous chercher pour rentrer sur Nuqui prendre notre coucou de retour… On était un peu comme coincés et cois, mais heureusement une barque a débarqué sur notre plage… Et notre retour a pu se prévoir…
Du coup le dernier jour, on a pu partir se promener en forêt pour rejoindre la pointe de la baie, Punta Brava où loge un magnifique éco-hôtel grand luxe avec vue imprenable sur l’un des plus gros mammifères au monde, ces mêmes baleines à bosses dont on aperçoit les pirouettes depuis une semaine… Et pour s’en approcher, il propose des virées en kayak des mers… Et on a dit bingo! Bon par contre il a fallu sortir de la baie avec ces grosses vagues qui nous ont donné pas mal de fil à retordre (et pour nos voisins c’était trop, ils ont souffert de quelques renversades avant de finalement rebrousser chemin)… Mais on a tenu bon et on est passés, l’embarcation des mecs avec le guide, et celle des nanas. Et après, quel régal… faire corps avec l’océan, imaginer les grandes bleues tout prêt, puis sentir leur présence et se faire surprendre par un saut tout prêt, juste là, à notre droite… à seulement quelques mètres de nous… On était même un poil trop prêt mais il était trop tard pour bouger. Alors avec Carina et Cléo, notre super équipage féminin de choc, on a attendu. Sans un mot. Sans respirer. Sans ne plus penser à ce qu’il advenait de cette baleine qui avait sorti sa nageoire hors de l’eau quelques secondes plus tôt. Et il nous a semblé très long ce moment d’incertitude… et puis là, devant nous, au milieu des vagues une étendue calme et plate… trop calme? En se penchant un peu par-dessus le kayak on distingue une tâche blanche de forme ronde qui se déplace… et à peine quelques secondes après ce sont deux baleines à bosses qui sortent de l’eau sur notre gauche… et s’éloignent… (de petits mastodontes de quelques 18 à 30 mètres pour 40 tonnes, venues du Sud pour s’accoupler dans les eaux chaudes, y mettre bas et nourrir leurs petits dans ces eaux très riches)
Quel moment exquis de belle intensité… quel présent frémissant. On en était un peu tous retournés, chacun à savourer encore un peu de ce moment unique et pur…
Et puis on a sauté dans l’eau – même les petits PPs – bon avec un bon brin de petite frousse quand même – et là, surprise la tête sous l’eau: on entendait leurs chants… comme si elles étaient juste à côté, mais de chaque côté apparemment… Houiihou i houhiiiiiiiii houinhou hinhin hummmmhummm (bon là je m’évertue à trouver une juste orthographe pour décrire ce son vraiment dingue mais ça me semble ridiculement impossible en fait).. Et ce sont les mêmes chants que sur le vinyle trouvé chez Emmaüs… waouh comme c’était impressionnant Gigi…

Et puis le temps a repris et on a rentré les kayaks et la troupe au bercail. Retour par la plage à marée basse. De retour au camp de base, Jazz nous a rapidement quitté pour traverser la forêt et deux rivières (Rios) – le tout à moitié dans la nuit et à la marée haute donc autant vous dire que son sac il le porterait sur la tête – afin d’aller se ravitailler pour l’arrivée d’un nouvel hôte.
On le retrouvait le lendemain au petit matin juste avant le lever du jour à 5h, on se croisait sur la barque – ou plutôt entre la barque et la grosse vague qui mouille.
Un abrazo grande Jazz, merci pour ces rares moments d’intense simplicité, quelques peu de jours qui nous ont semblé un bout de vie avec toi. Prends soin de toi et d’El Amargal….


 

The Gigi landed in a corner of the world on the Pacific coast: El Amargal biological reserve, at our beautiful host: Jazz.

Or how after the crossing of the Choco in a very small plane, after having brought food in Nuqui and then taken a lancha model 4×4 in a mode of ocean warm weather then storm, Gigi landed in a little corner of paradise … A few wooden huts on piled in the middle of the rainforest … and facing her friends the whales.

Certainly this paradise is of another time : nor telephone signal neither wifi, electricity provided by solar panels to light the evenings only between 18 and 20h, no boat or even board, no shops within 2 hours of walk via the forest (a little hostile nevertheless), neighbors who do not let themselves be seen (but can sometimes be heard very loud at night with heavy rains). Completely unoverlooked therefore, but an open view on the ocean … and some of its inhabitants.

And this week, Gigi got started with volunteer work. Her mission: to remake the roof with the leaves of a palm tree called Iraka. To achieve this, she worked every day for a few hours in community mode with Jazz as a leader, Carina as a curious and resourceful assistant, Ludwig as a discoverer, poet at his hours, and the PPs, full of enthusiasm and  desire to learn. On the daily menu: 1) the search for palm trees at low tide (or in the surrounding tropical forest at high tide that does not laugh), 2) climbing, selecting, machete cutting a few 100 leaves and carrying them to the base camp, 3) the preparation of the leaves (always some 100 per day), and finally 4) the replacement of the old leaves by the fresh ones … and the cleaning.

And Jazz is a Buddhist warrior who loves siesta and debates, a real soloist too, who knows all the blows of the surrounding nature. And since he is very generous and he discovers for the first time children under his roof, he took us to explore the surroundings for our greatest happiness. Armed with our boots, our mosquito repellent and swimsuits (under a long jungle outfit), we left Gigi in the camp to enjoy the waterfalls (bah yes she is afraid of poisonous frogs lying on the Road). And it was a beautiful waterfall, full of stones and leaves. And while the mini girl and the big girl PPs were making leaf crowns, the mini boy and the big boy PPs aligned kairns and stones like kaplas … Stone balance… Another time at low tide we started a capoeira roda (Jazz used to teach the teenagers of the village of Arusi as part of a socio – educational project). Mrs PPs she took pride for her recovery but the frente mea lua had a great flavor on the sand facing the ocean scolding. The small PPs tried to put our host Jazz into the card games, but he knew to dodge the bugger, accustomed to a beautiful solitude. In the early morning after the nights of heavy thunderstorms, Gigi came out of his mosquito net and walked down the stairs of his little wooden house and gazed at Jazz, turned towards the sea, silent. Enigmatic. Sometimes at noon he shared his recipes (hum fish cooked in a rice and lemon coconut milk), he spoke about his neighbors in the forest, his opinions on ecology, education or a painful past in the Chocó. The Gigi was all hearing, and sometimes animated with beautiful emotions too.

On the penultimate day, we finally managed to communicate with the rest of the civilization when there was no telephone signal at the expected place, a 30-minute walk in the forest, and we had to arrange a boat to pick us up to return on Nuqui to take our cuckoo back … We were a bit like stuck and cois, but luckily a boat landed on our beach … And our return could be foreseen … So, on the last day, we were able to go for a walk in the forest to reach the end of the bay, Punta Brava, where there was a magnificent eco-hotel with a magnificent view of one of the biggest mammal in the world. After having gazed at the pirouettes for a week … we could finally approach it. For that the hotel was offering kayak trips in the seas … And we said bingo! Well, we had to get out of the bay with those big waves that gave us a lot of trouble (and for our neighbors it was too much, they suffered a few reversals before finally turning back) … But we stuck and we passed, the boats of the guys with the guide, and that of the chicks. And then, what a treat … to be with the ocean, imagine the humpback whales ready, then feel their presence and be surprised by a jump ready, right there on our right … just a few meters from us … We were even a hair too close but it was too late to move. So with Carina and Cleo, our super feminine shock crew, we waited. Without a word. Without breathing. Without thinking about what happened to the whale that had taken its fin out of the water a few seconds earlier. And it seemed very long this moment of uncertainty … and then there, in front of us, in the middle of the waves a calm and flat … too calm? Leaning a little over the kayak, we could see a white, round shape that moves … and just a few seconds after that were two whales coming out of the water on our left … and away …

What an exquisite moment of fine intensity … what a quivering present. We had all returned a little, each one to savor a little of this unique and pure moment … And then we jumped into the water – even the small PPs – well, with a bit of a little jerk still – and there, surprised head under water: we could hear their songs … as if they were just at but on each side seemingly … Houiihou i houhiiiiiiiii houinhou hinhin hummmmhummm (well there I try to find a spelling to describe this really crazy sound but it seems ridiculously impossible in fact) .. And actually they are the same songs than on the vinyl we found at Emmaus before taking off … wow it was so impressive Gigi … Then the weather resumed and we took the kayaks and the troop to the fold. Return by the beach at low tide. Back at the base camp, Jazz quickly left us to cross the forest and two rivers (Rios) – all half at night and at high tide so no need to tell you that his bag he would carry it on his head – so to go and refuel for the arrival of a new host. And so we found him back on the next day in the morning just before dawn at 5 am, we crossed the boat – or rather between the boat and the big wave that wet.
A great abrazo Jazz, thank you for these rare moments of intense simplicity, a few days that seemed a bit of life with you. Take care of you and El Amargal ….

 

Bienvenidos en Colombia!

Ya! Hola Colombia!

La Gigi atterrit à Bógota et se fait vite à la rutilante vie à 2600 m d’altitude entre vestiges du passé et vues panoramiques sur le futur. Sa technique pour se faire des copains alors qu’elle ne maîtrise pas encore l’espagnol: les parties de mistigris. Et le ton est donné…

Pas le temps de croiser des copines à cornes qu’on file sur Medellín – (Et là il faut entendre la Gigi qui s’est mise à l’ accent local “Mets des Jeans”)
Pour les locaux c’est “la ciudad de la inovación”, ou il fait bon quasi tout le temps, ou on trouve les riches sur les flancs (des collines), un passé autour du Pablo Escobar à gérer, un Botero bien présent et un futur qui promet de sortir le quartier de la communidad 13 des années sombres (et de sortir les quebradas de l’obscurité – ces quartiers autour des petits fleuves – car il y en a du potentiel et des projets…).
Et pour en parler, notre ami Raphaël chez qui la Gigi passe quelques jours, histoire de retrouver ce vieux copain du lycée et de comprendre les problématiques de développement de la ville, de faire un peu d’initiation culturelle, de la musique, un peu de boxe, du yoga, de la cuisine simple et délicieuse, de découvrir les meilleures spots d’empañadas ou d’arepas au queso de la ville… et de faire la fiesta! Gigi elle, restera avec Tejido, la mascote d’Ali et d’Aurore – les colocs fantastiques – et Tejido donc, un pingouin riquiqui qui reste de marbre en toute occasion (et apparemment il en a eu des occasions ;( ).
Et nous, Feria de las flores! Et oui “Medellín es color” ces jours autours de concerts, d’arguardiente (l’ eau de vie locale) et du traditionnel défilé des silleteros, ces trophées en bois ornés de fleurs (hyper lourds donc) historiquement confectionnés la nuit et montrés le lendemain par les cultivateurs descendus de la montagne pour l’occasion qui les portent sur leurs épaules à bout de souffle pour perpétuer la tradition…. T’aurais pas aimé Gigi et on aurait pu te demander de participer…  Une fête devenue commerciale certes mais aussi l’occasion de découvrir la foule colombienne de près, de partager des moments simples et chouettes, de faire des chaînes pour se passer des snacks, des paletas a la goyave ou à la coco (glaces avec un bâtonnet) ou encore des bières fraîches et de se passer de mains en mains les sous pour le vendeur à quelques 15 personnes de nous… Et la Gigi elle a loupé les chars et la musique à fond sur “Despacito” – mais pas que – le défilé du corps d’ armée féminin, des bombeiros (pompiers et pompières), des danseurs, des chevaux bien dressés et j’en passe… manquaient plus que des amies vachettes…

Merci les copains pour cette belle mise en route, vos conseils et vos récits en relief, merci pour tous ces bons ingrédients qui nous rappellent comment la vie est douce et colorée…