Si tu vas à Rio / Rio here we go

Ce début d’ année glacial et enneigé nous rappelle que pas loin c’ est Carnaval, soleil, musique et caïpis… Ola Brazil, vibrant pays, parole de Gigi!

La vidéo est dispo – flash back sur la Gigi au pays de l’ Amazone (encore un), des batucadas, de la capoiera, des favelas, feijoadas, caipirihnas etc… (mais pas que)

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The freezing weather of early 2018 is treating you well but shiny summery Brazil is teasing you too… and yes it is worth it our Gigi puppet cow agrees!

Get a feel of what this amazing Brazil tastes like on the latest video of Gigi & the PPs!

Chutes on tourne ! Iguaçu sous les projecteurs.

Notre Gigi continue son aventure au centre du continent Sud-Américain. Et là elle est saisie par un éblouissant spectacle : les incroyables chutes d’Iguaçu, à cheval sur la zone Paraguayo-brésilo-argentine (ladite zone des 3 frontières, même si Gigi laissera le Paraguay pour plus tard).

Foz do Iguaçu au Brésil : Gigi est escortée dans le parc en bus touristique puis accède par un court chemin bitumé à une nature balisée. Annoncée à l’entrée la grandiose scène est vite là devant Gigi : une myriade de chutes d’eau sur toute la surface du pano (ramique). La foule comme un long convoi qui se suit pas à pas et enchaine les plateformes (à selfies). Les pros de la perche vont même jusqu’ à capturer avec eux l’âme d’un gros lézard du coin ou un de ces curieux coatis[1]. Les plus intrépides optent pour une descente aux pieds des chutes en rafting, sensations et ondées garanties. Et pour une poignée de nantis, ce sera les chutes de haut dans un bel hélico, n’en déplaise aux écolos.

Côté lusophone Gigi aura donc réalisé une balade accessible assortie d’une courte contemplation, une digne attraction saupoudrée de touristes proches de leur image.

Côté argentin, le lendemain, Gigi doit s’éloigner pour se rapprocher d’une nature moins accessible, encore sauvage et définitivement surprenante.

Puerto Iguazu en Argentine donc : sa réserve immense, à fouler à pied ou à train, son petit musée d’intro hyper sensibiliso-pédago-ludique avec son lot d’informations sur Iguazu, son biotope, son histoire et ses habitants, faune, flore et populations indigènes, ainsi que son marché d’artisanat guarani[2].

Plus tard et plus loin l’effort et la belle récompense au bout du chemin : étendues d’eau à perte de vue, vie aquatique et aérienne, mares et rivières, le biotope à portée de nos yeux, la beauté du lieu, une immersion sans bruit et une rencontre à distance depuis la passerelle aménagée sur pilotis.

Pas un téléphone de sortie.

Inaperçue la Gigi.

Sous-elle, passerelle et œufs dans le nid.

Goutte de Muchileros[3].

Tourbillon de papillons.

Jaune paille et reflets or.

Réunions des moustachus poissons, grues et hérons.

Eaux marécageuses. Eaux limpides et calme. Eaux intrépides et sauvages qui chutent.

Vertigineuses chutes. Bruyantes. Gigi trempée. Gigi tonifiée.

Retour apaisant.

Pure contemplation. Présent saisissant.

Des chutes et des coatis. Gigi l’aura bien compris. Oui mais pas que. Et non. Foz vs Puerto aussi. Deux idées de la conservation, deux stratégies de développement touristique et deux approches culturelles sans doute aussi… Contrastes troublants, vertige saisissant.

L’occasion de s’interroger et de se positionner.

Temps suspendu pour Gigi qui pour l’heure savoure cette nature sauvage et généreuse, une ode à la lenteur, une rencontre unique avec le biotope d’Iguaçu et ses habitants premiers.

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[1] Le coati est un curieux mammifère de la taille d’un gros chat gris à rayures avec un long museau et un instinct curieux très attachant. Mais attention ils peuvent mordre…

[2] Les Indiens Guaranis, dont certains vivent encore en tribus en forêt, viennent vendre leur artisanat en direct à l’entrée du parc côté argentin. Peu parlent l’espagnol mais Gigi s’y arrête un instant, échange et reçoit son lot de sourires.

[3] Les Muchileros sont une espèce d’oiseaux qui forment des nids en forme de bourse ou de goutte. Leur chant très particulier produit quand ils se penchent pour nourrir leurs petits dans le nid ressemble au son d’une goutte d’eau qui tomberait.

Gigi et son ptit coin de Paraty

Quelques heures en bus au sud de Rio et Gigi arrivait dans la campagne de Paraty, une jolie petite ville qui témoigne de l’architecture coloniale brésilienne, dans une petite famille exilée.

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Pour l’heure elle remit les mains à la pâte en mode volontariat en échange d’hébergement (et accessoirement aussi se fondre pour l’occasion au sein d’une petite famille brésilo-française)

Au programme pour ces heureux volontaires un peu de peinture, le portage de sacs de sable pour la construction de la terrasse (et son ciment), de la cuisine, un peu de ménage et même du jardinage…

 

Et chez nos hôtes c’était un jardin bien luxuriant. Un petit bout de forêt où passent les tatous tout lents et les gros lézards fuyants, où les opossums finissent les gamelles des chats et les saira sete cores[1] picorent les baies d’ acaï[2]. Un jardin d’Eden où poussent les bananiers, où les colibris viennent butiner, les broméliacées sauvages (dont Gigi a lu qu’ils empêchent les mauvais moustiques d’y répandre leurs larves grâce a la présence de prédateurs), la rivière en contrebas qui se fait bien entendre, plus loin l’église des témoins de jésus le sauveur des jeovahs et chanteurs jusqu’à pas d’heures… (Bah oui Gigi t’es au Brésil ma vachette).
En cuisine, c’est tendance bonne nutrition nutritionnelle, recettes light et végétariennes, fruits et légumes locaux frais et bios, sel de l’Himalaya, petit régal de l’océan quand même de temps en temps parfois, et atelier chocolat pour les ptits PPs et leurs acolytes (les enfants de nos hôtes) avec pour se faire des ingrédients locaux ou presque : noix de cacao de Colombie (merci la finca de Minca – voir l’épisode de Gigi dans les Caraïbes), petit jus d’oranges fraichement pressé, miel de Paraty, noix de cajou et amandes, et pour les plus grands quelques gouttes de capirihnas en macération avec de la vanille depuis quelques semaines…
Un douce routine s’est instaurée pour nos journées qui repose un peu la Gigi : repas préparés et pris en famille, sorties aux cascades, sauts, jeux d’eaux, école en s’amusant, concours de pubs ridicules, flâneries dans le jardin pour les uns, petits travaux pour les autres, courses et balades, échecs, carrom[3], lectures collectives, échanges, rigolades, rugby sur la plage et calins tsoin tsoin sur fond de Gabriel o Pensador…

 

Paraty la belle petite bourgade coloniale, son centre-ville pavé, sa baie et ses îles. Et pour clôturer cette belle semaine hospitalière une sortie en mer. Une eau bleue des mers du sud turquoise paradisiaque, des plongeons de tortues, un plongeoir aussi sur le bateau pour des plongeons de petits PPs, Gigi et leurs acolytes, et sous la surface une belle vue sur ce que peuvent offrir les fonds marins… Et on y était bien dans ce ptit coin de Paraty. Hein ma Gigi….

 

[1] Le saira sete cores est un des 900 espèces d’oiseaux que l’on peut croiser dans le coin. Lui a la taille d’un moineau de 7 couleurs et ceux du jardin étaient de 7 couleurs différentes et particulièrement gourmands. Plus d’infos en portugais http://www.wikiaves.com.br/saira-sete-cores

[2] L’ acai est la petite douceur brésilienne que les vendeurs ambulants nous proposent sur les plages de Rio mais pas seulement. A Paraty dans la vieille ville coloniale on trouve aussi d’excellents acai garnis. Ce sont des baies préparées en sorbet auquel on rajoute crème, sauce chocolat, graines et céréales et plus si affinités.

[3] Comme le dit si bien Wiki, le carrom est un jeu de table très pratiqué en Asie, et tout particulièrement en Inde, se jouant avec des pions que l’on fait glisser sur un tablier en bois. Nos hôtes l’ont rapporté d’un voyage et nous apprirent qu’il vient de Birmanie.

 

Rio vibrante et Gigi se sent bien vivante

Rio de Janeiro
17 – 23 septembre 2017


Ode à toi Rio (et aux cariocas)

Lever de rideau sur le fleuve de janvier
Bom dia cariocas
Soleil brûlant déjà sur la Lagoa Rodrigo de Freitas
Rameurs en place
Eau salée, avirons, Gigi à son footing de saison
Soleil ardent sur fond d’affrontements
Favelas à feu et à sang. Gangs contre police. Courses poursuites, pincements
A la rescousse l’armée armée, voyante, arrogante
Impétueuse, Rio tu continues de vibrer et les cariocas de boire tes caipirinhas
Feijoada[1], chapelets, tangas, femmes d’Ipanema[2]
Bicyclettes, havaianas aux pieds et orchidées greffées dans les rues du quartier,
Coucher de soleil sur Pedra de Arpoador, açaï[3] sur Copacabana, surf et prayas
Ruelles euphoriques, pandeiro[4], cuica[5] et sambas improvisées en mode carnaval
A flanc de colline Santa Teresa, streetartistique et insouciante sur fond de baie
Pittoresque, tortueuse, pavée
Plus loin le bar Urca, bolinhos de bacalhau[6]
Collines, forets et vues imprenables du pain de sucre ou du Corcovado,
Bienveillance paternelle de ton Cristo
Sagoins[7], selfies sans répit et « Atencao porta se fechando » dans le métro
Bossas des cariocas Tom et Vinicius
Semaine exaltante, légère, envoutante
Rio la merveilleuse, la vibrante, merci pour cet épisode de vie
Fais-moi une place au chaud pour le carnaval, bientôt je serai de retour, c’est promis !

Gigi
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[1] La feijoada est un plat très populaire à base d’haricots noirs (feijão : haricot en portugais) mais il y a aussi dedans de la viande de porc et plein d’autres choses. C’est le plat familial qui rassemble familles et amis, pas cher mais long à faire…

[2] « A Garota de Ipanema », « The girl from Ipanema », (« La Fille d’Ipanema ») c’ est le tube de bossa nova – musique de Tom Jobim et paroles de Vinícius de Moraes en 1962 chantée par João et Astrud Gilberto en anglais sur le sax de Stan Getz. Paradigme de la femme brésilienne, belle sur fond de tristesse.

[3] L’açaï est le petit plat glacé sucré proposé par les vendeurs ambulants sur tous les recoins des plages. Baies aux supers propriétés accompagnées de céréales, fruits et yaourt généralement. Gigi en raffole.

[4] Le pandeiro est le tambour brésilien qui accompagne capoeira et sambas

[5] La cuíca est un tambour à friction, utilisé dans la samba, son super spécifique aux musiques brésiliennes que l’on peut entendre là https://www.youtube.com/watch?v=qT8Ee1M8O8A

[6] Les bolinhos de Bacalhau ou boulettes de morues sont délicieuses au Bar Urca, un petit bar dans un petit quartier ou l’on se commande des bolinhos qu’on va déguster face à l’océan

[7] Les sagoins sont les singes à toupet ou à moustache que l’on trouve partout à Rio et ailleurs au Brésil (enfin dans des arbres ou sur des fils électriques à se battre avec les oiseaux quand ils ne nous narguent pas au sommet des collines)

La face cachée / The hidden face

La face cachée – Brésil, de Manaus à l’ île de Morro de Sao Paulo
(au large de Salvador de Bahia)
7 – 17 septembre 2017

Débarquée à Manaus, la Gigi prendra la température dans la capitale de l’état d’Amazonie. Une autre approche, une autre culture, une grande ville animée et le local Hostel en mode familial avec ses compères du bateau : Belle, Hugh et le petit couple argentin Lucia et Luciano (Ça ne s’invente pas). Lui Gigi l’a découvert une fois qu’il a soigné sa tourista (Rappelez-vous la gastronomie et l’hygiène sur le bateau rutilant). Elle, artiste, faisait rêver Gigi en évoquant les piscines naturelles de l’île où ils avaient élu domicile : Morro.

Du coup bref séjour à Manaus comme une prise de température et une étape de transition en mode on retrouve des lits pour dormir couché, découvrir le breuvage local sur la place du théâtre des amazones, rose, se reconnecter avec le monde extérieur après le huis clos sur le bateau, ah et redécouvrir la gelée de goyave au petit déjeuner : le bocadillo

Et puis donc Gigi a eu envie de filer vers Morro au large de Salvador de Bahia comme nous l’avaient conseillé nos deux tourtereaux argentins du bateau… Seulement, elle avait négligé l’immensité du pays de Naymar… Et la complexité des liaisons par avion. Et pour traverser quelques 2000 kms elle a dû prendre un premier de 5 heures pour transiter via Sao Paulo et un second pour repartir sur Salvador de Bahia… avec une arrivée à 2h du matin… Et alors qu’elle rêvait de se fondre dans la capitale bahianaise avec délice et envoûtement, Gigi a comme senti un léger envers de décors comme ça dans la nuit urbaine brésilienne. Pelourinho, le cœur du quartier touristique, le centre historique, presque vide mais cerclé de barrières et protégé par un fourgon de police armée… Salvador de Bahia. L’Afro brésilienne, la bahianaise, le berceau de la samba et de la capoeira, la métisse, la colorée, la pittoresque … Mais la dangereuse et très touristique aussi, à la merci des agents de tourisme assermentés qui assènent notre Gigi de propositions commerciales. La première fois, Gigi la naïve était ravie qu’on vienne l’aborder, la charmer puis lui nouer sur le poignet les bracelets porte-bonheur du Seigneur de belles fins, le Dieu de Bahia, “Lembrança do Senhor do Bonfim da Bahia”, dont chaque couleur nouée trois fois lui confère l’occasion inouïe de faire beaucoup de vœux… Seulement voilà, une fois tous les bracelets attachés, il fallait mettre la pâte au porte-monnaie. Et l’agent assermenté avait troqué son large sourire plein de dents bien blanches contre un regard aux yeux de feu bien brûlant… Même sentiment virulent a l’approche de la batucada sur la place de la maison de Jorge Amado, les rodas de capoeira, les peintures tribales et les magnifiques bahianaises vêtues comme à l’époque d’une robe blanche a volant, manches ballon, et turban sur leur large tignasse crépue… toutes les avances des locaux laissaient penser que tout n’était que façade et la Gigi n’était qu’un porte-monnaie ambulant…

Heureusement pour elle Salvador c’est aussi de belles choses qu’elle a su voir : De nouveaux copains les singes à moustache (en vrai les ouistitis sagoins ou ouistitis à toupet blanc) que l’on découvre au hasard dans les arbres de la grande ville, la clameur de la ville portuaire, dédale de cordes et de barils, ou encore le faraol de Baro au coucher du soleil et un instant de musique improvisée sans pareil.

Et Gigi a mis les voiles pour Morro, la fameuse île soi-disant paradisiaque de Lucia et Luciano. Pas loin mais si comme Gigi l’on n’est pas prêts à payer rubis sur ongle le catamaran qui propose la traversée en 2 heures, alors il faut avoir la patience de prendre le chemin semi terrestre. Et Gigi donne dans l’aventure alors pour un prix divisé par 3 elle s’est offert un trajet 3 fois plus long et diversifié entre Ferry, attente, bus, marche chargée de tout son barda, petit bateau rapide et re marche avec son barda de beaucoup de kilos sur le dos à l’arrivée sur l’île de Morro de Sao Paulo. Et puis Gigi est tombé sous le charme de la belle façade… les florissants petits hôtels avec vue sur l’océan et ses cocotiers, ses piscines naturelles quand l’océan se retire a la marée basse, son lever de soleil ahurissant à 5h, ses petits bars au bord de la praya tous les soirs… et avec eux musiciens, fruits de mer, glaces, jus, cocktails, paillotes, beaux corps et belles paires de fesses, ambiance vacances reluisantes et insouciantes… et puis avec un peu moins de moyen et plus de discrétion un peu plus tard la Gigi a découvert la vie simple en pension chez Mario son couchsurfer. Et derrière le faste d’un long weekend de fête et la beauté de l’artisanat local se cachent les artisans un peu hippies et pour beaucoup argentins d’une île habitée qu’a un dixième et un développement à deux vitesses. Alors Gigi a d’abord constaté le peu de soin réservé a l’environnement, un climat social étrange et une euphorie dissipée. Comme le retour à une routine oppressante après l’émancipation. Et puis elle a été confrontée à la vie simple avec un chilien immigré, les balades en forêt, sur les plages reculées, les vautours autours, les cascades cachées, les voisins sagoins du jardin, les galettes de tapioca au petit déjeuner, les jus de maracuja en veux-tu en voilà, les parties de dominos en soirée, les musiques zen ou improvisées, la guitare, l’argile cicatrisant et cette phrase qui la hante encore maintenant « você não fazer xixi ou coco aqui »… Gigi entre son yin et son yang, une Gigi équivoque qui allait reprendre son destin en main. Direction Rio de Janeiro.


 

The hidden face – Brazil, from Manaus to the island of Morro de Sao Paulo
(off Salvador de Bahia)
7 – 17 September 2017

Landed in Manaus, Gigi the cow will take the temperature in the capital of the state of Amazonia. Another approach, another culture, a big animated city and the local Hostel in family mode with her friends from the boat: Belle, Hugh and the small Argentine couple Lucia and Luciano (It is not invented). He was discovered once he recovered his tourista (remember the gastronomy and hygiene on the gleaming boat). She, artist, made Gigi dream by evoking the natural pools of the island where they had made their home: Morro.

Short break stay in Manaus as a temperature check and a transition stage that helped Gigi find beds to sleep instead of hamacas (lovely for a nap only), discover the local beverage on the square of the theater amazons, pink, reconnect with the outside world and rediscover the guava jelly at breakfast: the bocadillo

And then Gigi wanted to go to Morro off Salvador de Bahia as advised by our two Argentinian lovebirds … Only she had neglected the vastness of the country of Naymar … And the complexity of the links by plane. And to cross some 2000 kms she had to take a first 5 hour-long flight to transit via Sao Paulo and a second to reach Salvador de Bahia … with an arrival at 2am … And while she dreamed of melting in the Bahian capital with delight and bewitchment, Gigi has felt like a bit of scenery like that in the urban Brazilian night. Pelourinho, The heart of the tourist district, the historic center, almost empty but surrounded by gates and protected by an armed police van … Salvador de Bahia. The Brazilian Afro, the Bahian, the cradle of samba and capoeira, the mixed race, the colorful, the picturesque … But the dangerous and very touristy too, at the mercy of sworn tourism agents who assemble our Gigi of commercial proposals . The first time, the naive Gigi was delighted to be approached, to charm her and then to tie on her wrist the banglesian lucky bracelets of the Lord of beautiful purposes, of which each typical color knotted three times refers to a delicious opportunity to make many wishes … Only here, once all the bracelets attached, it was necessary to put the dough in the purse. And the sworn agent had swapped her broad smile full of white teeth against a look at the eyes of burning fire … Same virulent feeling at the approach of the batucada on the place of the house of Jorge Amado, the rodas of capoeira, tribal paintings and beautiful Bahian dressed as at the time of a white dress with flying, balloon sleeves, and turban on their remarkable mop of frizz … all the advances of the premises suggested that everything was just a facade and the Gigi n was a traveling purse …

Fortunately for her Salvador is also beautiful things she has seen: New friends the monkeys mustache (in fact the ouistitis sagoins or white-tipped outistitis) that she discovered at random in the trees of the great city, the clamor of the port city, labyrinth of ropes and barrels, or the faraol of Baro at sunset and a moment of unparalleled improvised music.

And Gigi sets sail for Morro, the so-called paradise island of Lucia and Luciano. Not far but if like Gigi one is not ready to pay ruby ​​on a nail the catamaran that offers the crossing in 2 hours, then you must have the patience to take the semi-terrestrial path. And Gigi gives in the adventure then for a price divided by 3 she offered a trip 3 times longer and diversified between Ferry, waiting, bus, walk loaded with all her gear, small speed boat and walk with her bazar of many pounds on the back upon arrival on the island of Morro de Sao Paulo. And then Gigi fell in love with the beautiful facade … the flourishing little hotels with ocean views and coconut palms, natural pools when the ocean retreats at low tide, its breathtaking sunrise at 5am , its small bars at the edge of the praya every night … and with them musicians, seafood, ice cream, juices, cocktails, straw huts, beautiful bodies and beautiful pairs of buttocks, atmosphere holiday shining and carefree … and then with a little less of money and more discretion a little later Gigi discovered the simple life behind the scene at Mario’s, her couchsurfer. And behind the pomp of a long weekend of celebration and the beauty of local crafts hides craftsmen a bit hippies and for many Argentinian, an inhabited island has a tenth and a two-speed development. So Gigi first saw the lack of care for the environment, a strange social climate and a dissipated euphoria. Like returning to an oppressive routine after emancipation. And then she was confronted with the simple life with a Chilean immigrant, the walks in the forest, on the distant beaches, the vultures around, the hidden waterfalls, the neighboring gardens, the tapioca patties at breakfast, the maracuja juices, domino parties in the evening, zen or improvised music, guitar, healing clay and this sentence that still haunts her now “você não fazer xixi or coco aqui” … Gigi between her yin and her yang, an ambiguous Gigi who would take back her destiny in hand. Direction Rio de Janeiro.

Gigi descend l’ Amazone sur un bateau!

Adios querida Colombia por hoy, Ola Brazil!

Apres l’Amazonie colombienne, petit passage de frontière a Tabatinga, côté brésilien. Les PPs étaient renseignés : il fallait être parmi les premiers pour saisir les meilleurs spots de hamacs sur le bateau qui allait les emmener à Manaus… Alors ils se sont rappelés les plans concerts en fosse et sont arrivés à 8h au port. Et celà sembla être une belle performance puisqu’ ils arrivèrent en deuxième position derrière Belle, une autre touriste pas du coin avec qui ils se rapprocheraient.

8h donc. Ce qui était en réalité déjà très tard pour les colombiens, semblait très tôt pour les brésiliens dont l’arrivée, elle, s’échelonna entre 10h et midi. Quelques 200 personnes au total, 5 files. Des voyageurs seuls, en couple, en famille ou entre collègues. Et quelques 400 bagages en tout genre : sacs et valisettes certes, mais aussi cartons, meubles, lampes, instruments et marchandises. Après quoi il fallut compter quelques minutes pour se défaire des formalités douanières, suivies d’une grosse demi-heure de fouille olfactive de tous les bagages posés en ligne au sol par les chiens douaniers, quelques snacks pour tenir, quelques jeux pour dompter l’attente, quelques blagues pour délier les langues, une femme revenue d’ on ne sait où se faire mettre devant Belle parce que soit disant elle était initialement arrivée la première (puis repartie mais l’ histoire n’ en tient pas compte), sa copine qui elle n’ avait pas de faveur mais quand même   la primeur et quelques 10 fois poser la question au gars entreprenant qui paraissait être le responsable de l’ organisation: « C’est quand qu’on y va ? » et 10 fois se faire entendre « agorra »… Bref, l’ ambiance était à son comble et Gigi commençait à souffler comme une buffle… Un changement de pays, ça ne s’invente pas faut se faire aux nouveaux repères et à une culture déroutante…

Quand enfin le top départ fut donné pour les 7 premiers passagers… ouf ils en étaient !

Ils démarrèrent en trombe derrière Belle, ils avaient déjà repéré les places convoitées mais se rendirent très vite compte que le bateau qui les emmèneraient à Manaus était en fait celui de derrière… Qu’à cela ne tienne… Alors re course, re portage, montage des escaliers depuis la cale près du moteur pour arriver sur le pont, traverser le terrain de foot (mais oui mais oui bienvenue au Brésil) puis arrivée à l’étage, un open space plus cosy à l’avant du bateau proche de la cabine des capitaines qui se relayeraient… Le premier choix fût de se placer proche d’une paroi angulaire, le plus loin possible des sanitaires (adossés à la cabine des capitaines). La technique de l’isolement et la parade à la dérobade des voleurs potentiels. Et c’était partie pour l’installation des hamacs. Ils étaient satisfaits.

La foule, elle, arrivait encore, mais rien du monde attendu comme expliqué sur le forum des voyageurs… Une nouvelle arrivante vint occuper l’espace laissé contre le muret au-dessus du pont, obligeant Belle à se décaler. Il fallut déplacer l’équipe. Plus tard ils remarquèrent que les voisins avaient leurs hamacs plus tendus, plus hauts, plus espacés. Il fallut de nouveau modifier l’agencement de leur petit coin de vie et d’intimité pour les 4 prochains jours : trouver une bonne balance entre trop bas et manquer d’air (chaleur intenable la journée), trop haut et manquer de tomber mais assez au centre pour éviter qu’un nouvel arrivant n’installe son hamac au-dessus (comme les PPs l’avaient lu sur le forum des supers conseils aux voyageurs de leur destination), et aussi il fallait prévoir assez loin et proche à la fois des voisins latéraux pour encore une fois ne pas laisser un espace proche se faire convoiter mais ne pas non plus se retrouver sur le voisin lors des balancements… Bref, il y auront passé une bonne heure, en mode boot camp warrior…

Le temps que les moteurs chauffent et 16h sonnait, engageant enfin le monstre de fonte sur son fleuve…

Et c’était parti pour 4 jours et 3 nuits de traversée à 28 kms heure sur l’Amazone. Quelques 800kms à parcourir à un rythme lent. Très lent. Une chaleur étouffante la journée, des nuits courtes et agitées, des hamacs qui s’avérèrent très confortables en mode solo chill et sieste, un peu moins en mode nuit a deux serrés.

Coté hygiène —– le relecteur a préféré supprimer ce paragraphe pour ne pas heurter la sensibilité des sensibles. Mais Gigi – dans sa bulle – mais surtout dans les cabines suffocantes et odoriférantes utilisées comme salles de douche / WC, Gigi arrivait à se laver à l’eau glacée deux voire trois fois par jours. Et dans l’open space des hamacs il y avait des éviers et miroirs, de sorte se lavait les quenottes en public et buvait quelques litres quotidiens d’eau fraiche et filtrée.

Quant à son régime alimentaire ce n’était pas une mince affaire. Elle dut sauter quelques petits déjeuners servis à peine le soleil levé à 5h45 du matin (Et quel dommage de passer a cote d’un café trop sucré et d’une tranche de pain pas bon…), mais se rattrapait sur le déjeuner servis à 11h15 ou le diner de 17h… Un rythme perturbant au début auquel elle se fit comme tout le monde. Et pour le contenu : viande de bœuf en ragout, poulet, pâtes, riz et légumes, le tout en soupe sauce réutilisées de repas en repas, de quoi provoquer de belles touristas à la moitié des passagers…. Pas de produit laitier, pas de frais, pas fruits ni de crudités. Pas de desserts non plus, un vrai menu de croisière 5 étoiles…. Qui brisèrent la glace et furent le début de belles complicités entre les passagers. Car oui la routine s’installa vite et les occasions ne manquèrent pas de complémenter les regards par le dialogue avec les colocataires.

Le matin c’était rigolade générale après le petit déjeuner, puis lecture (de la bible pour beaucoup quand même), toilette et échange de regards. Puis les plus bienveillants sonnaient le glas pour le déjeuner sur la grande table en bas dans la cale a côté des moteurs où l’air est suffocant et l’on ne peut que se lever ou crier pour se passer l’eau ou le sel ou la farine de manioc…

L’après-midi c’était moment calme et chacun s’adonnait à son passe-temps de prédilection : contemplation du grand fleuve, des autres embarcations, des villages dépassés, des cabrioles des dauphins roses, mais aussi jeux, pédicure, peinture sur corps, télé, lecture, guitare en chanson, sieste, douche, soin et hydratation. Et bien souvent on se retrouvait en petit bout de famille d’adoption pour partager ces moments chaleureux (dans tous les sens du terme).

Puis le soleil déclinait et la fraicheur laissait place à un peu d’action, de la défoulade conviviale… et les équipes de foot se constituaient sur le terrain. Papa PPs osa se lancer, sans regret. Avec aussi entre autres, Hugh, un australien de Melbourne super chou d’après Gigi, avec Mikael, un boxeur bien bâti d’après Gigi aussi, et enfin Jeanio, adepte de la bible et amoureux de Eros Ramazotti, bien rigolo. Quand le terrain était libre c’était au tour des enfants ou des familles (comme celle des PPs) de se lancer dans un foot, un chat ou un peu de capoeira. Et puis tout le monde se retrouvait au balcon pour le merveilleux coucher du soleil sur les berges et la forêt… La nuit tombait vite vers 18h, et après leur toilette les PPs retrouvaient les voisins de hamacs et compagnons de jeu sur le pont pour des parties de dominos endiablées et des Scopas sur fond de musiques brésiliennes.

4 jours et 3 nuits sur un bateau brésilien à descendre l’Amazone et le temps s’arrête… Bercés par la rotation du soleil…