La face cachée / The hidden face

La face cachée – Brésil, de Manaus à l’ île de Morro de Sao Paulo
(au large de Salvador de Bahia)
7 – 17 septembre 2017

Débarquée à Manaus, la Gigi prendra la température dans la capitale de l’état d’Amazonie. Une autre approche, une autre culture, une grande ville animée et le local Hostel en mode familial avec ses compères du bateau : Belle, Hugh et le petit couple argentin Lucia et Luciano (Ça ne s’invente pas). Lui Gigi l’a découvert une fois qu’il a soigné sa tourista (Rappelez-vous la gastronomie et l’hygiène sur le bateau rutilant). Elle, artiste, faisait rêver Gigi en évoquant les piscines naturelles de l’île où ils avaient élu domicile : Morro.

Du coup bref séjour à Manaus comme une prise de température et une étape de transition en mode on retrouve des lits pour dormir couché, découvrir le breuvage local sur la place du théâtre des amazones, rose, se reconnecter avec le monde extérieur après le huis clos sur le bateau, ah et redécouvrir la gelée de goyave au petit déjeuner : le bocadillo

Et puis donc Gigi a eu envie de filer vers Morro au large de Salvador de Bahia comme nous l’avaient conseillé nos deux tourtereaux argentins du bateau… Seulement, elle avait négligé l’immensité du pays de Naymar… Et la complexité des liaisons par avion. Et pour traverser quelques 2000 kms elle a dû prendre un premier de 5 heures pour transiter via Sao Paulo et un second pour repartir sur Salvador de Bahia… avec une arrivée à 2h du matin… Et alors qu’elle rêvait de se fondre dans la capitale bahianaise avec délice et envoûtement, Gigi a comme senti un léger envers de décors comme ça dans la nuit urbaine brésilienne. Pelourinho, le cœur du quartier touristique, le centre historique, presque vide mais cerclé de barrières et protégé par un fourgon de police armée… Salvador de Bahia. L’Afro brésilienne, la bahianaise, le berceau de la samba et de la capoeira, la métisse, la colorée, la pittoresque … Mais la dangereuse et très touristique aussi, à la merci des agents de tourisme assermentés qui assènent notre Gigi de propositions commerciales. La première fois, Gigi la naïve était ravie qu’on vienne l’aborder, la charmer puis lui nouer sur le poignet les bracelets porte-bonheur du Seigneur de belles fins, le Dieu de Bahia, “Lembrança do Senhor do Bonfim da Bahia”, dont chaque couleur nouée trois fois lui confère l’occasion inouïe de faire beaucoup de vœux… Seulement voilà, une fois tous les bracelets attachés, il fallait mettre la pâte au porte-monnaie. Et l’agent assermenté avait troqué son large sourire plein de dents bien blanches contre un regard aux yeux de feu bien brûlant… Même sentiment virulent a l’approche de la batucada sur la place de la maison de Jorge Amado, les rodas de capoeira, les peintures tribales et les magnifiques bahianaises vêtues comme à l’époque d’une robe blanche a volant, manches ballon, et turban sur leur large tignasse crépue… toutes les avances des locaux laissaient penser que tout n’était que façade et la Gigi n’était qu’un porte-monnaie ambulant…

Heureusement pour elle Salvador c’est aussi de belles choses qu’elle a su voir : De nouveaux copains les singes à moustache (en vrai les ouistitis sagoins ou ouistitis à toupet blanc) que l’on découvre au hasard dans les arbres de la grande ville, la clameur de la ville portuaire, dédale de cordes et de barils, ou encore le faraol de Baro au coucher du soleil et un instant de musique improvisée sans pareil.

Et Gigi a mis les voiles pour Morro, la fameuse île soi-disant paradisiaque de Lucia et Luciano. Pas loin mais si comme Gigi l’on n’est pas prêts à payer rubis sur ongle le catamaran qui propose la traversée en 2 heures, alors il faut avoir la patience de prendre le chemin semi terrestre. Et Gigi donne dans l’aventure alors pour un prix divisé par 3 elle s’est offert un trajet 3 fois plus long et diversifié entre Ferry, attente, bus, marche chargée de tout son barda, petit bateau rapide et re marche avec son barda de beaucoup de kilos sur le dos à l’arrivée sur l’île de Morro de Sao Paulo. Et puis Gigi est tombé sous le charme de la belle façade… les florissants petits hôtels avec vue sur l’océan et ses cocotiers, ses piscines naturelles quand l’océan se retire a la marée basse, son lever de soleil ahurissant à 5h, ses petits bars au bord de la praya tous les soirs… et avec eux musiciens, fruits de mer, glaces, jus, cocktails, paillotes, beaux corps et belles paires de fesses, ambiance vacances reluisantes et insouciantes… et puis avec un peu moins de moyen et plus de discrétion un peu plus tard la Gigi a découvert la vie simple en pension chez Mario son couchsurfer. Et derrière le faste d’un long weekend de fête et la beauté de l’artisanat local se cachent les artisans un peu hippies et pour beaucoup argentins d’une île habitée qu’a un dixième et un développement à deux vitesses. Alors Gigi a d’abord constaté le peu de soin réservé a l’environnement, un climat social étrange et une euphorie dissipée. Comme le retour à une routine oppressante après l’émancipation. Et puis elle a été confrontée à la vie simple avec un chilien immigré, les balades en forêt, sur les plages reculées, les vautours autours, les cascades cachées, les voisins sagoins du jardin, les galettes de tapioca au petit déjeuner, les jus de maracuja en veux-tu en voilà, les parties de dominos en soirée, les musiques zen ou improvisées, la guitare, l’argile cicatrisant et cette phrase qui la hante encore maintenant « você não fazer xixi ou coco aqui »… Gigi entre son yin et son yang, une Gigi équivoque qui allait reprendre son destin en main. Direction Rio de Janeiro.


 

The hidden face – Brazil, from Manaus to the island of Morro de Sao Paulo
(off Salvador de Bahia)
7 – 17 September 2017

Landed in Manaus, Gigi the cow will take the temperature in the capital of the state of Amazonia. Another approach, another culture, a big animated city and the local Hostel in family mode with her friends from the boat: Belle, Hugh and the small Argentine couple Lucia and Luciano (It is not invented). He was discovered once he recovered his tourista (remember the gastronomy and hygiene on the gleaming boat). She, artist, made Gigi dream by evoking the natural pools of the island where they had made their home: Morro.

Short break stay in Manaus as a temperature check and a transition stage that helped Gigi find beds to sleep instead of hamacas (lovely for a nap only), discover the local beverage on the square of the theater amazons, pink, reconnect with the outside world and rediscover the guava jelly at breakfast: the bocadillo

And then Gigi wanted to go to Morro off Salvador de Bahia as advised by our two Argentinian lovebirds … Only she had neglected the vastness of the country of Naymar … And the complexity of the links by plane. And to cross some 2000 kms she had to take a first 5 hour-long flight to transit via Sao Paulo and a second to reach Salvador de Bahia … with an arrival at 2am … And while she dreamed of melting in the Bahian capital with delight and bewitchment, Gigi has felt like a bit of scenery like that in the urban Brazilian night. Pelourinho, The heart of the tourist district, the historic center, almost empty but surrounded by gates and protected by an armed police van … Salvador de Bahia. The Brazilian Afro, the Bahian, the cradle of samba and capoeira, the mixed race, the colorful, the picturesque … But the dangerous and very touristy too, at the mercy of sworn tourism agents who assemble our Gigi of commercial proposals . The first time, the naive Gigi was delighted to be approached, to charm her and then to tie on her wrist the banglesian lucky bracelets of the Lord of beautiful purposes, of which each typical color knotted three times refers to a delicious opportunity to make many wishes … Only here, once all the bracelets attached, it was necessary to put the dough in the purse. And the sworn agent had swapped her broad smile full of white teeth against a look at the eyes of burning fire … Same virulent feeling at the approach of the batucada on the place of the house of Jorge Amado, the rodas of capoeira, tribal paintings and beautiful Bahian dressed as at the time of a white dress with flying, balloon sleeves, and turban on their remarkable mop of frizz … all the advances of the premises suggested that everything was just a facade and the Gigi n was a traveling purse …

Fortunately for her Salvador is also beautiful things she has seen: New friends the monkeys mustache (in fact the ouistitis sagoins or white-tipped outistitis) that she discovered at random in the trees of the great city, the clamor of the port city, labyrinth of ropes and barrels, or the faraol of Baro at sunset and a moment of unparalleled improvised music.

And Gigi sets sail for Morro, the so-called paradise island of Lucia and Luciano. Not far but if like Gigi one is not ready to pay ruby ​​on a nail the catamaran that offers the crossing in 2 hours, then you must have the patience to take the semi-terrestrial path. And Gigi gives in the adventure then for a price divided by 3 she offered a trip 3 times longer and diversified between Ferry, waiting, bus, walk loaded with all her gear, small speed boat and walk with her bazar of many pounds on the back upon arrival on the island of Morro de Sao Paulo. And then Gigi fell in love with the beautiful facade … the flourishing little hotels with ocean views and coconut palms, natural pools when the ocean retreats at low tide, its breathtaking sunrise at 5am , its small bars at the edge of the praya every night … and with them musicians, seafood, ice cream, juices, cocktails, straw huts, beautiful bodies and beautiful pairs of buttocks, atmosphere holiday shining and carefree … and then with a little less of money and more discretion a little later Gigi discovered the simple life behind the scene at Mario’s, her couchsurfer. And behind the pomp of a long weekend of celebration and the beauty of local crafts hides craftsmen a bit hippies and for many Argentinian, an inhabited island has a tenth and a two-speed development. So Gigi first saw the lack of care for the environment, a strange social climate and a dissipated euphoria. Like returning to an oppressive routine after emancipation. And then she was confronted with the simple life with a Chilean immigrant, the walks in the forest, on the distant beaches, the vultures around, the hidden waterfalls, the neighboring gardens, the tapioca patties at breakfast, the maracuja juices, domino parties in the evening, zen or improvised music, guitar, healing clay and this sentence that still haunts her now “você não fazer xixi or coco aqui” … Gigi between her yin and her yang, an ambiguous Gigi who would take back her destiny in hand. Direction Rio de Janeiro.

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